RMN

Présentation

La RMN (Résonance Magnétique Nucléaire) utilise le même principe fondamental que l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Il consiste à utiliser les propriétés magnétiques des noyaux atomiques comme l’hydrogène (1H), le carbone (13C), l’azote (15N) ou encore le fluor (19F) en présence d’un champ magnétique intense. Dans le cas de l’IRM, cela permet notamment d’obtenir une image en 2 ou 3 dimensions d’une partie du corps comme le cerveau ou le cœur et de diagnostiquer des maladies comme la sclérose en plaque, de mettre en évidence la présence de tumeurs ou d’étudier les problèmes articulaires. La RMN permet quant à elle l’étude des molécules.

Domaines d’application

Ses domaines d’application n’ont cessé de se multiplier depuis 25 ans. On distingue deux types de RMN : la RMN qui étudie les liquides et celle qui étudie les solides. En RMN du liquide à haut champ, l’une des applications phare est l’étude de la structure des macromolécules biologiques (protéine, ADN), de leurs interactions et de leurs mouvements, qui permettent de mieux comprendre leur fonction. Ce type d’études a notamment valu le prix Nobel de chimie en 2002 à Kurt Wüthrich, pionnier du domaine qui, par exemple, en déterminant la structure du Prion a permis de mieux comprendre les mécanismes responsables de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), plus connue du grand public sous le nom de ‘maladie de la vache folle’.

La RMN est également très utilisée en chimie pour identifier et/ou caractériser des molécules issues de synthèse ou extraites de végétaux. En pharmacologie, la RMN est également utilisée pour l’identification de médicaments potentiels. Dans le domaine médical, la technique est de plus en plus utilisée pour analyser la composition en molécules de fluides biologiques comme le sérum sanguin et l’urine, permettant ainsi de diagnostiquer certaines maladies. Des développements très récents permettent même d’étudier la composition de tissus intacts tels que des fragments de biopsies sans avoir recours à une étape d’extraction des molécules qui altère la composition de l’échantillon, et cette technique apparaît très prometteuse pour le diagnostic précoce de tumeurs comme par exemple dans le cancer du sein.

Cette même technique s’applique aussi en science agroalimentaire en analysant la composition d’aliments tels que fruits, fromage, viande, poisson, insérés directement dans l’appareil. La liste n’est pas exhaustive et nul doute que le champ d’application de la RMN continuera de s’étendre au cours des années à venir, car elle présente un atout majeur par rapport à d’autres techniques : elle ne détruit pas l’échantillon.

Utilisateurs

Les principaux utilisateurs seront les chercheurs de la Faculté des Sciences, essentiellement les laboratoires de chimie et biochimie, ainsi que du CHD pour des applications en recherche médicale. D’autres structures telles que le CERF ou le CIRAD sont également susceptibles de mettre en œuvre des projets nécessitant cet appareil. D’autre part, cet appareil pourra être utilisé en prestation de service pour des industries locales afin d’effectuer du contrôle qualité et sera ouvert à la Zone Océan Indien car la Réunion sera la seule île équipée d’un appareil aussi performant.

La responsabilité de la RMN a été confiée à M. Sébastien BENARD. Au sein du Laboratoire de Biochimie et Génétique Moléculaire, il développe deux projets liés aux thématiques d’étude du laboratoire, qui visent à caractériser la structure et la fonction de différentes protéines. Le premier concerne deux protéines du virus chikungunya dont la fonction dans la réplication du virus est aujourd’hui mal caractérisée. Le second concerne l’étude d’une protéine impliquée dans le lien entre obésité et diabète de type II, un problème de santé publique majeur, notamment à la Réunion ou les pourcentages d’obésité/surpoids dans la population sont plus élevés qu’en métropole.

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